Burundi-Education Le programme du domaine des sciences et technologie n’est jamais achevé

Dicky DICKY
By mai 13, 2022 10:50

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Le programme du domaine des sciences et technologie n’est jamais achevé
Le concours national de certification et d’orientation sera fait du 31 mai au 2 juin 2022. Les élèves de la classe de 9ème fondamentale passent leur concours national. Un examen qui leur permet de tamiser pour connaître ceux qui continuent avec le post-fondamental et ceux qui bifurquent dans l’enseignement des métiers. Une commission de préparation, de passation et de correction du concours national, édition 2020 est déjà à l’œuvre. Le programme du domaine des sciences et technologie est vaste et ne se termine jamais. Les experts en pédagogie proposent de scinder le domaine des sciences et technologie en deux options à savoir la biologie- chimie et la physique –technologie. Ainsi, les enseignants formés en binôme à l’IPA et à l’ENS feront leurs tâches sans difficultés. Ils demandent également que les cours soient titularisés comme dans certaines écoles sous convention afin que chaque enseignant dispense une partie de sa spécialisation.
Dans différentes écoles du pays, le slogan est le même chez les responsables scolaires : « les programmes sont déjà terminés, sauf dans le domaine des sciences et technologie ». Ce sont les propos d’un préfet des études d’un lycée communal ayant le cycle fondamental à Kayanza. Des propos corroborés par d’autres responsables scolaires à travers tout le pays. « Le programme du domaine des sciences et technologie dans la classe de 9ème est très vaste. Depuis l’introduction de la réforme, aucun enseignant n’a pu terminer le programme. Celui-ci est non seulement très vaste, mais également n’a pas de corrélation entre les matières », dixit un directeur d’un lycée municipal de Bujumbura.
En effet, le domaine des sciences et technologie regroupe en son sein les anciens cours de biologie, de chimie, de physique et technologie en plus du cours des technologies de la communication et de l’information (TIC). Les thèmes abordés sont notamment en rapport avec le monde matériel qui comprend l’eau et le sol, l’air, l’énergie et la propriété de la matière, le monde technologique englobant en son sein la maison, le bois, l’électricité, l’automobile et les TIC et le monde vivant et son environnement traitant comme sous thème de notre corps, les plantes, les animaux, l’alimentation et les maladies. Un problème est que toutes ces matières sont dispensées par un seul enseignant. Celui-ci doit être polyvalent pour enseigner la biologie, la chimie, la physique, la technologie. Par contre, dans certaines écoles, pour la plupart sous convention, le problème d’achèvement des programmes ne se pose pas. Ces écoles ont gardé l’ancienne répartition des cours suivant la formation des enseignants. Ainsi, par exemple au Lycée du Saint Esprit, Vugizo ou au Petit séminaire de Kanyosha, un biologiste dispense la biologie en 7ème, 8ème et 9ème , un chimiste dispense le cours de chimie, un physicien dispense la physique et parfois la technologie. Pour la note globale, il faut faire une moyenne de toutes les notes obtenues dans chaque cours séparément. Cette pratique est décriée par les autorités du ministère de l’éducation. Elles trouvent que les conditions d’apprentissages ne sont plus les mêmes du moment où les autres écoles n’ont pas d’enseignants suffisants pour se permettre un tel luxe.
Des propositions tendant à l’amélioration

Les experts en pédagogie notamment les professeurs d’université à l’Institut de Pédagogie Appliquée (IPA) et de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) proposent un système binôme de formation. Une commission composée des cadres du ministère et des enseignants de l’ENS et de l’IPA trouve que le domaine des sciences et technologie soit scindé en deux à savoir la biologie-chimie et la physique –technologie. Cette proposition va dans le sens de la formation au niveau de ces institutions d’enseignement supérieur. En effet, au niveau de l’IPA et de l’ENS, les formations sont organisées en binôme. Ces experts pédagogues proposent également la titularisation des cours dans ces domaines notamment dans le domaine des Langues qui comprend le Kirundi, le Français, l’anglais et le Kiswahili. Le modèle binôme à l’ENS et à l’IPA forme un enseignant en anglais – kirundi ou en Kirundi-Kiswahili. Les enseignants de ces domaines vont aussi dans ce sens de titulariser les cours formant les domaines « pour espérer un bon rendement. Sinon, l’élève est brouillée par l’incohérence de la succession des matières. L’élève dispose d’un seul livre qu’il doit feuilleter pour suivre la matière en biologie ou physique là où il y a titularisation de la matière. » . Dans certaines écoles organisant le fondamental, des directeurs refusent de donner des propositions, arguant qu’ils ne sont pas autorisés à émettre des critiques sur ce document. Pourtant, il es t souhaitable que le ministère puisse évaluer la réforme pour corriger le tir à temps. La réforme du fondamental a commencé durant l’année scoalire 2013-2014. Les premiers lauréats ont passé le concours national en 2016. Chaque année, le gouvernement fixe la moyenne nationale pour être orienté. RR■
Le concours national ne fait plus peur aux élèves

Après l’annonce de la date de passation du concours national de certification et d’orientation au post-fondamental après la neuvième année par le Ministre ayant l’Education dans ses attributions fixée du 31 mai au 2 juin 2022, des élèves se disent confiants. « Nous allons réussir sans problèmes car en plus des tests d’entrainement organisés soit par l’école ou par la direction communale de l’enseignement, les épreuves types sont actuellement disponibles », indique un élève du lycée de la CEPBU (Communauté des Eglises de Pentecôte du Burundi). Pour lui, les épreuves types renseignent sur la forme des questions. Les enseignants les aident à faire ces exercices et à la maison les plus forts aident les faibles et les moyens. Un autre enseignant est du côté de l’élève mais ajoute que ces épreuves types rendent les élèves fainéants. Pour lui, au lieu de travail sérieusement en revoyant les notes du cours, des élèves se contentent de ces épreuves et exercices faits en classe. Des élèves faibles tentent même de mémoriser les réponses. Cela a comme conséquence l’ignorance des matières sur lesquelles des questions n’ont pas été posées. Par conséquent, ceux qui sont orientés aux post-fondamental se retrouvent très faibles et les parents ne comprennent pas pourquoi. Le même enseignant propose aux responsables de l’organisation du concours de ne pas choisir les questions déjà posées dans les épreuves types.
Le taux de réussite des élèves de la première année post-fondamental est bas pour certaines écoles comme au lycée de la Communauté des Eglises de Pentecôte du Burundi de Ntahangwa où moins de cinq élèves ont eu plus de 50% en Mathématiques sur une centaine d’élèves au 1er trimestre 2021-2022. BONY■

Dicky DICKY
By mai 13, 2022 10:50

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